Après plusieurs années de blocage institutionnel, les principales forces politiques libyennes ont franchi une étape vers une sortie de l’impasse. Réunis à Tripoli, leurs représentants se sont accordés sur une feuille de route prévoyant la tenue d’élections présidentielle et législatives dans un délai de 24 mois.
Le compromis a été élaboré dans le cadre du comité « 4 + 4 », qui rassemble des représentants des principales institutions de l’Est et de l’Ouest.
Au cœur de l’accord figure également la réforme de l’autorité chargée des élections. Les signataires prévoient par ailleurs de travailler à l’unification des institutions nationales et à l’instauration d’un mécanisme chargé de suivre la mise en œuvre des engagements pris.
Le nouvel accord prévoit une étape supplémentaire en cas d’absence de validation par les institutions libyennes. Passé un délai d’un mois, les signataires pourraient solliciter le soutien de la communauté internationale pour donner au document une portée constitutionnelle.
L’enjeu est désormais de transformer cet accord politique en calendrier électoral effectif. Sa mise en œuvre dépendra notamment de la capacité des différentes institutions à valider les dispositions convenues et à maintenir le consensus autour du processus.
Pour la Libye, cette feuille de route constitue ainsi une nouvelle tentative de réunir les conditions d’un scrutin national et d’ouvrir la voie à une recomposition durable de ses institutions.
