Ouagadougou, 10 août 2026 – Le Burkina Faso accueille ce lundi la deuxième édition du Forum humanitaire de l’Alliance des États du Sahel (AES), en même temps que la deuxième réunion des ministres chargés du Genre de l’espace confédéral.
Les délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger se retrouvent à Ouagadougou autour d’un même enjeu : renforcer la coopération humanitaire et rechercher des réponses durables aux crises qui affectent les populations de l’espace confédéral.
De l’urgence à la résilience
Placée sous le thème « De l’urgence à la résilience : vers un modèle d’action humanitaire intégré pour l’AES », cette deuxième édition entend donner une nouvelle orientation à l’action humanitaire dans les trois pays.
L’objectif affiché est de dépasser la seule réponse aux situations d’urgence pour favoriser davantage le relèvement, la résilience des populations et le développement endogène.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a insisté sur la nécessité de repenser l’approche humanitaire.
« L’humanitaire ne doit plus être une réponse palliative, mais un levier pour l’autonomie et la dignité des populations, dans le respect de notre souveraineté. »
Cette orientation traduit la volonté des autorités de l’AES de renforcer les mécanismes permettant aux populations touchées par les différentes crises de retrouver progressivement leur autonomie.
La question du genre au cœur des discussions
Le forum est également couplé à la 2e réunion des ministres chargés du Genre de l’espace confédéral.
Les échanges accordent ainsi une place importante au rôle des femmes dans la construction d’un espace sahélien plus résilient et solidaire.
Cette dimension vise notamment à renforcer la prise en compte des femmes dans les politiques publiques, les mécanismes de résilience et les initiatives destinées à répondre aux conséquences des différentes crises.
Vers une meilleure coordination entre les trois pays
Plusieurs sujets figurent au cœur des travaux de cette rencontre.
Les délégations doivent notamment échanger sur la gouvernance humanitaire, la coordination des politiques publiques, ainsi que la mutualisation des capacités et le partage d’expériences entre les trois États.
La prévention des crises et l’anticipation des chocs climatiques font également partie des priorités, tout comme la recherche de ressources endogènes destinées à renforcer l’autonomie des mécanismes humanitaires.
L’enjeu est donc de parvenir à une coopération plus structurée entre les trois pays afin de mieux répondre aux besoins des populations confrontées aux conséquences des crises sécuritaires, climatiques et économiques.
Une dynamique engagée depuis Bamako
Cette deuxième édition intervient dans la continuité du premier Forum humanitaire de l’AES organisé à Bamako en 2025.
Le choix de Ouagadougou pour cette nouvelle édition illustre la volonté de poursuivre les initiatives communes entre les trois États membres de l’espace confédéral.
Au-delà des déclarations, les travaux devront permettre d’identifier des mécanismes concrets de coopération et de renforcer la coordination des politiques humanitaires au sein de l’AES.
L’AES mise sur la résilience et la coopération
Dans un contexte marqué par la persistance de plusieurs défis sécuritaires, économiques et climatiques, le Forum humanitaire constitue un cadre de réflexion sur les moyens de renforcer la capacité des populations à faire face aux crises.
Pour le Burkina Faso, le Mali et le Niger, l’enjeu consiste désormais à transformer la coopération confédérale en actions concrètes, notamment dans le domaine humanitaire et social.
Cette deuxième édition du forum marque ainsi une nouvelle étape dans la recherche d’un modèle humanitaire davantage intégré, coordonné et orienté vers la résilience des populations de l’espace AES.
