La grève qui paralysait plusieurs aéroports kényans depuis dimanche a pris fin dans la nuit du lundi 31 août au mardi 1er septembre 2026. Le gouvernement et les syndicats du secteur aérien sont parvenus à un accord, permettant une reprise progressive des opérations et du trafic aérien dans le pays.
Reprise progressive des opérations dans les aéroports
Après plusieurs heures de fortes perturbations, les aéroports kényans commencent progressivement à retrouver leur fonctionnement habituel. Des centaines de voyageurs avaient été affectés par le mouvement de grève, provoquant des retards et des perturbations dans les services aéroportuaires.
La fin du mouvement a été annoncée par Moss Ndiema, secrétaire général du Syndicat des employés du secteur aérien. Lors d’une conférence de presse, le responsable syndical a indiqué que le syndicat levait la grève et appelait ses membres à participer au processus de normalisation des opérations et au rétablissement des services.
Cette décision devrait permettre au trafic aérien kényan de revenir progressivement à la normale, même si des perturbations résiduelles peuvent encore affecter certains voyageurs et certaines opérations.
Les revendications des employés au cœur du conflit
Le mouvement social était notamment lié au différend opposant les employés du secteur aérien à la KCAA, l’Autorité kényane de l’aviation civile. Les syndicats reprochaient à l’organisme de ne pas avoir engagé, depuis 2015, des négociations pour parvenir à une nouvelle convention collective.
Parmi les principales revendications figuraient l’amélioration des rémunérations et des conditions de travail des employés. Les syndicats réclamaient également un renforcement des effectifs, considéré comme nécessaire pour répondre aux besoins et aux exigences croissantes du secteur aérien.
Ces revendications avaient progressivement alimenté les tensions entre les représentants des travailleurs et les autorités, jusqu’au déclenchement de la grève dans les aéroports.
Aucun employé gréviste ne sera sanctionné
L’accord conclu entre le gouvernement et les syndicats prévoit également une garantie importante pour les travailleurs ayant participé au mouvement. Aucune sanction ne sera prise contre les employés grévistes, selon les termes de l’accord.
Cette disposition devrait faciliter la reprise du travail et contribuer à apaiser les tensions entre les différentes parties. Le retour durable à un fonctionnement normal dépendra désormais de la mise en œuvre des engagements pris et de la poursuite du dialogue social autour des revendications des employés.
Pour les voyageurs, l’enjeu immédiat reste le rétablissement complet du trafic aérien et la résorption des perturbations provoquées par la grève.
ANKA MALI TV
