L’Office du Niger poursuit la mise en œuvre de son projet d’agropole au Mali. Plusieurs avancées ont été présentées jeudi 20 août à Bamako lors d’un Conseil de cabinet élargi des Ministères de l’Agriculture et de l’Élevage et de la Pêche. Le PDG de l’Office du Niger, Dr Samba Bocary Tounkara, a présenté les principales actions engagées dans ce cadre. Le projet prévoit notamment plusieurs plateformes agro-industrielles, des centres d’agrégation et des infrastructures de groupage et de conditionnement. Ces initiatives visent à renforcer l’organisation et la valorisation de la production agricole dans la zone de l’Office du Niger.
Office du Niger : plusieurs actions engagées autour de l’agropole
Le Conseil de cabinet élargi s’est tenu jeudi 20 août à Bamako.
La rencontre avait notamment pour objectif d’examiner la situation d’exécution des recommandations issues de la 16e édition du Conseil supérieur de l’agriculture.
Cette session s’était tenue le 9 juin dernier à Koulouba, sous la présidence du président de la Transition, chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta.
Devant environ 80 cadres représentant les deux départements ministériels, le président-directeur général de l’Office du Niger a présenté plusieurs avancées.
Dr Samba Bocary Tounkara a notamment évoqué les actions engagées autour de l’agropole de l’Office du Niger.
Selon les informations communiquées par le Comité de communication et de relations publiques de l’Office du Niger, plusieurs documents stratégiques ont déjà fait l’objet de présentations auprès de différents acteurs.
La Stratégie de développement global de l’Office du Niger à l’horizon 2063, appelée SDG-ON 2063, figure parmi ces documents.
Le Plan d’action pour le renouveau de l’Office du Niger, ou PAR-ON, a également été présenté.
Ce dernier est actuellement en phase d’adoption en Conseil des ministres, selon la même source.
L’objectif affiché est de favoriser une meilleure compréhension des orientations et une adhésion plus importante des différents acteurs concernés.
Un programme de pôles agro-industriels au cœur du projet
Pour assurer l’opérationnalisation de ces orientations, l’Office du Niger a élaboré une note conceptuelle du Programme de pôle de développement agro-industriel de l’Office du Niger, dénommé PDAI-ON.
Cette note a été partagée avec plusieurs Partenaires techniques et financiers.
Selon l’Office du Niger, plusieurs partenaires ont manifesté leur intérêt pour accompagner la mise en œuvre du programme.
Le PDAI-ON prévoit notamment la création de plusieurs infrastructures destinées à renforcer les activités agro-industrielles dans la zone.
Le programme identifie notamment :
- quatre plateformes agro-industrielles ;
- douze Centres d’agrégation et de services ;
- trente Centres de groupage et de conditionnement ;
- plusieurs autres infrastructures connexes.
Les quatre plateformes agro-industrielles prévues sont réparties entre plusieurs zones de production.
La plateforme de Niono devrait couvrir 200 hectares.
Celle de Macina est prévue sur une superficie comprise entre 100 et 150 hectares.
La plateforme de Kolongo devrait occuper entre 80 et 100 hectares.
Enfin, la plateforme de M’Béwani devrait également couvrir une superficie comprise entre 80 et 100 hectares.
Le programme prévoit par ailleurs douze Centres d’agrégation et de services.
Chaque centre devrait avoir une superficie comprise entre 20 et 50 hectares.
À cela doivent s’ajouter trente Centres de groupage et de conditionnement.
Leur superficie prévisionnelle est comprise entre 5 et 10 hectares chacun.
Ces infrastructures doivent contribuer à structurer davantage les activités liées à la production et à la transformation agricoles dans la zone de l’Office du Niger.
Des missions de terrain pour identifier les futurs sites
L’Office du Niger a également mené des missions destinées à identifier les sites susceptibles d’accueillir les différentes infrastructures prévues.
Ces missions ont concerné l’ensemble des zones de production.
Elles ont également permis aux responsables du projet de présenter le concept de l’agropole aux acteurs locaux.
Plusieurs autorités et représentants des communautés ont ainsi été associés aux échanges.
Il s’agit notamment des préfets, des sous-préfets, des maires et des chefs de villages.
Cette démarche vise à favoriser l’adhésion des acteurs locaux et à prendre en compte les réalités des différentes zones concernées.
Par ailleurs, l’Office du Niger indique que les documents stratégiques du projet ont été présentés à plusieurs catégories d’acteurs.
Les cadres de l’Office du Niger ont notamment été concernés.
Des producteurs de la zone ont également été sensibilisés, notamment à travers des présentations en langue bambara.
Le concept a aussi été présenté au Réseau des journalistes pour la promotion des produits agro-sylvo-pastoraux et halieutiques en Afrique de l’Ouest et au Sahel, à Ouagadougou.
Plusieurs Partenaires techniques et financiers ont également été associés à ces échanges.
Le FIDA accompagne la plateforme agro-industrielle de Kolongo
Dans le cadre de la formulation du Projet de promotion des agropoles inclusifs et résilients, le FIDA a réalisé plusieurs études concernant la plateforme agro-industrielle de Kolongo.
Ces travaux portent notamment sur le modèle institutionnel et la gouvernance opérationnelle.
Une autre étude concerne le marché stratégique et le dimensionnement économique de la plateforme.
Selon l’Office du Niger, ces études sont actuellement en cours de validation.
Le FIDA s’est également engagé à assurer 30 % du financement de la plateforme agro-industrielle de Kolongo.
L’institution a par ailleurs entrepris de rechercher d’autres partenaires afin de compléter le financement nécessaire.
Cette implication constitue l’un des éléments présentés dans le cadre de l’avancement du projet d’agropole.
Cependant, le communiqué ne précise pas le montant global du financement nécessaire pour la réalisation de l’ensemble des infrastructures prévues.
Il ne donne pas non plus de calendrier détaillé pour le démarrage et l’achèvement de chaque plateforme.
L’Office du Niger poursuit ainsi les différentes étapes préparatoires à la mise en œuvre de son agropole. L’identification des sites, la présentation du projet aux acteurs locaux et la mobilisation de partenaires constituent les principales avancées présentées. La plateforme agro-industrielle de Kolongo bénéficie déjà d’un engagement financier annoncé du FIDA à hauteur de 30 %. La poursuite des études et la mobilisation de financements complémentaires devraient permettre de préciser les prochaines étapes du projet.
