Le Niger a franchi une nouvelle étape dans son projet de seconde raffinerie à Dosso.
L’État nigérien a signé, samedi 15 août 2026, une convention avec le consortium Zimar Group–High Tech.
Le projet prévoit la construction d’un complexe de raffinage et pétrochimique.
L’investissement est estimé à 1,9 milliard de dollars, pour une capacité de 100 000 barils par jour.
Le financement du projet reste toutefois la prochaine étape déterminante.
Une convention signée pour un projet de grande capacité
La convention prévoit la réalisation d’un complexe de raffinage et pétrochimique à Dosso.
Le projet repose sur un partenariat public-privé de type BOT.
Ce mécanisme prévoit la construction, l’exploitation, puis le transfert de l’infrastructure à l’État.
La durée totale du partenariat est fixée à seize ans.
Elle comprend trois années consacrées à la construction de l’installation.
Le financement constitue la prochaine étape
La signature de la convention ne signifie pas encore le démarrage effectif du chantier.
Le consortium dispose de quatre mois pour mobiliser les financements et réaliser l’ingénierie détaillée.
Une période supplémentaire de douze mois est prévue pour le bouclage financier du projet.
Ces échéances seront déterminantes pour confirmer la capacité du consortium à réunir les ressources nécessaires.
Le gouvernement nigérien avait déjà conditionné la poursuite du projet à la présentation de garanties solides.
Un enjeu industriel pour le Niger
Le projet vise notamment à renforcer la transformation locale de la ressource pétrolière du Niger.
L’objectif affiché est d’accroître la valeur ajoutée et de développer les capacités industrielles du pays.
Le consortium prévoit également la réalisation d’infrastructures connexes.
Il s’engage à respecter les normes internationales applicables au projet.
Les retombées attendues en matière d’emplois et d’approvisionnement dépendront toutefois de la concrétisation du financement et du démarrage des travaux.
La signature de cette convention marque une avancée dans le projet de raffinerie de Dosso. Les prochains mois permettront surtout de mesurer la capacité du consortium à finaliser son financement et à passer de l’accord au chantier.
