Le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) sont parvenus à un accord pour un nouveau financement d’environ 2,2 milliards de dollars, soit près de 1 240 milliards de FCFA, sur la période 2026-2029. L’accord doit encore être soumis à l’approbation du Conseil d’administration du FMI.

Un nouveau programme de financement sur quatre ans
Dakar s’apprête à renouer avec le FMI à travers un nouveau programme financier couvrant la période 2026-2029. Le financement négocié entre les autorités sénégalaises et les services de l’institution internationale représente environ 2,2 milliards de dollars.
L’accord conclu au niveau des services du FMI ne constitue toutefois pas encore une validation définitive. Il devra être examiné et approuvé par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international avant sa mise en œuvre.
À travers ce programme, le gouvernement sénégalais entend notamment renforcer les ressources de l’État et améliorer la gestion des finances publiques.
Dakar veut maîtriser ses dépenses et réduire la dette
Le nouveau financement doit accompagner plusieurs objectifs économiques. Les autorités sénégalaises souhaitent accroître les recettes publiques, mieux contrôler les dépenses de l’État et réduire progressivement le poids de la dette.
Le gouvernement prévoit également de renforcer les mécanismes d’aide destinés aux ménages les plus vulnérables. Cette orientation vise à préserver les populations les plus exposées aux conséquences des ajustements économiques et budgétaires.
Le recours au FMI intervient alors que le Sénégal fait face à une situation financière particulièrement difficile. La découverte de plusieurs milliards de dollars de dette qui n’avaient pas été correctement déclarés par les autorités précédentes a notamment contribué à aggraver les difficultés budgétaires du pays.
À la fin de l’année 2024, la dette publique sénégalaise était estimée à environ 132 % du PIB, selon les éléments fournis dans le dossier.

Un choix économique dans un contexte africain particulier
Le retour du Sénégal auprès du FMI intervient alors que plusieurs pays africains cherchent à renforcer la mobilisation de leurs ressources nationales et à privilégier davantage les financements régionaux.
Dakar fait ainsi le choix de renouer avec l’institution de Bretton Woods tout en mettant l’accent sur l’amélioration de ses recettes internes. Le futur programme devra permettre aux autorités de trouver un équilibre entre assainissement des finances publiques, réduction de la dette et soutien aux populations vulnérables.
L’approbation du Conseil d’administration du FMI constituera désormais la prochaine étape décisive avant la mise en œuvre effective de ce nouveau programme financier.
ANKA MALI TV
